Covid-19 : Cohabiter et changer son mode vie !

Nevine Ahmed Lundi 08 Juin 2020-12:51:54 Chronique et Analyse
Confinement brisée ou mesures préventives non-respectées, vous travaillerez à balayer les rues et à collecter les ordures dans les rues de
Confinement brisée ou mesures préventives non-respectées, vous travaillerez à balayer les rues et à collecter les ordures dans les rues de

Sournois et imprévisible, le Covid-19 ne cesse de surprendre. Les modes opératoires pour s'en débarrasser sont encore inconnues. Essentiellement, la pandémie ne sera véritablement vaincue qu'une fois un vaccin est mis au point, produit et mondialement distribué. Contenir la propagation de la maladie est indispensable pour éviter que les hôpitaux ne soient submergés. Certains pays ont prévu des sanctions extravagantes pour punir les personnes qui ne respectent pas les mesures de précaution. 

 

 

 

Le Covid-19 pourrait durer des mois, voire un an. Il n’y a pas de prévisions sûres. Notre mode de vie va être durablement impacté par l’épidémie et doit par conséquent changer. Jusqu'à ce que l'épidémie soit contenue par un traitement autorisé ou un vaccin, il est nécessaire de contenir la propagation de la maladie au sein de la population en limitant les contacts sociaux.

L’espoir d’une disparition du Covid-19 avec l’arrivée du printemps, voire avec la chaleur de l’été, est purement spéculatif. A défaut de ce scénario optimiste, il faudra attendre qu’une traitement ou un vaccin soient en mesure de limiter l’impact du virus sur les personnes les plus symptomatiques. Notre mode de vie doit changer.

Il s'agit de protéger les personnes à risques, sans les confiner indéfiniment. Cela exige une grande discipline de la population sur les mesures barrières et les limitations des rassemblements largement au-delà du début de l'été. C'est un grand changement au niveau des disciplines et des modes de vie qu'il faudrait effectuer. Un challenge hallucinant attend l'exécutif pour mettre en place un plan de sortie de crise.

Sur son site électronique, le ministère égyptien de la Santé a publié un plan de cohabitation dynamique avec le Covid-19.

Pour s'en sortir et en même temps faire tourner la roue du travail, des conditions sont exigées. Ces mesures strictes seront obligatoires partout et notamment dans les lieux publiques, les lieux de travail et les transports. Il faut désormais sensibiliser la population et propager la culture du port du masque-visage et aux gestes barrières pour protéger la vie des personnes les plus exposées ou à haut risque.

Ceux qui ne se plieront pas ou ne respecteront pas ces nouveaux consignes d'hygiène et de précaution, seront sanctionnées, ont confirmé les autorités.

Mais ces types de sanctions diffèrent d'un pays à l'autre et ne se limitent pas aux amendes financières ou à la prison.

L'Inde vient en tête des pays qui ont eu des idées originales pour imposer les mesures de précaution contre le coronavirus. Des vidéos sont répandues sur les réseaux sociaux, montrant les autorités indiennes imposer des exercices physiques durs dans les rues et sur les places publiques à tous ceux qui enfreignent les règles sanitaires et les mesures de prévention.

Et l'extravagance des idées n'a pas de limites. En Indonésie, des responsables ont décidé d'effrayer tous ceux qui ne respectent pas les mesures de précaution ou de confinement, en isolant donc ceux-ci dans une maison dite « hantée ». Les responsables expliquent qu'ils possèdent des maisons désertées, alors ils ont eu l'idée de convaincre les personnes vivant dans les villages et les petits îlots, que ces maisons sont hantées et que s'ils ne respectent pas les consignes sanitaires, ils seront enfermés dans ces maisons, pour les effrayer ! L'idée des maisons hantées est une conception très présente dans la culture et les coutumes indonésiennes.

Au Mexique, la police a contraint les gens ne respectant pas les mesures de précaution, à assurer la propreté des rues dans une des villes mexicaines en les balayant et en collectant les ordures qui y sont jetées. Une sanction utile et répressive du même coup, juge-t-on sur la chaîne « Russia Today ».

Et alors que le Madagscar a préféré les mêmes mesures répressives que le Mexique, en arrêtant les gens qui ne respectant pas les consignes et en les forçant à balayer les rues, le Tchad a préféré imposer une peine de prison de 15 jours et une amende de 2000 francs, pour tous ceux qui ne portent pas le masque-visage dans les rues et dans les transports.

En Allemagne, les autorités ont décidé le port continu des masques partout, notamment dans les supermarchés dès leur ouverture après le début des étapes de déconfinement.

Quant au Maroc, le gouvernement a annoncé il y a un certain temps, que toute personne autorisée à se déplacer durant le confinement est supposée porter une masque-visage. Ceux qui ne respectent pas les règles seront sanctionnés par une peine de prison allant d'un à trois mois, ainsi que par une amende comprise entre 300 et 1300 dirhams (entre 30 et 130 dollars).

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